mardi 23 février 1999

Un critère pour les juger

Déjà, en 1965, Mao Zedong disait : « La guerre est plus simple que la politique : il s'agit seulement d'avoir plus d'hommes ou plus de courage à l'endroit où l'on engage le combat. Perdre une bataille, de temps à autre, est inévitable. Il faut seulement avoir plus de victoires que de défaites. »

Le millénaire de toutes les évolutions

Quelles sont les plus grandes inventions du millénaire qui s'achève, celles qui ont le plus affecté le destin des hommes ? a demandé le Wall Street Journal à quelques grands esprits de ce XXe siècle.

mardi 16 février 1999

Vingt ans d'islamisme en Iran

Il y a vingt ans était proclamée, à Téhéran, la République islamique d'Iran. Son fondateur, l'ayatollah Khomeiny, avait fini par gagner son long et inexpiable duel avec le chah. Détrôné pour la deuxième fois en vingt-cinq ans, à nouveau en fuite, le dernier des Pahlavi allait donner, pendant dix-huit mois, jusqu'à sa mort, au Caire, le 27 juillet 1980, le spectacle d'un « chah errant ».

Il faut boycotter les va-t-en-guerre

Vous constatez, comme moi, que l'ONU, l'OUA, les diplomaties africaines et, à l'occasion, celles du Portugal ou de la France, s'épuisent - en vain - à raisonner les belligérants africains : ici, l'Érythrée et l'Éthiopie ; là, le président Vieira de Guinée-Bissau et son général rebelle, Ansumane Mané ; ailleurs, le « président élu » de Sierra Leone, Ahmad Tejan Kabbah, et les dirigeants du RUF en rébellion contre lui ; plus loin, Laurent-Désiré Kabila et ses rebelles soutenus par le Rwanda et l'Ouganda ; ailleurs enfin, Eduardo Dos Santos, président de l'Angola, et son gouvernement contre Jonas Savimbi et son Unita.

Trois destins

Au cours des vingt dernières années, trois chefs d'État peu connus, méconnus, voire méprisés, dans les premières années de leur règne, ont connu, vers la fin de leur itinéraire, une extraordinaire popularité.

mardi 9 février 1999

Question à 1 000 dollars

Enfin un homme nouveau sur la scène politique mondiale ! Il est relativement jeune (44 ans) et très différent de la plupart de ceux qui s'y meuvent habituellement.

Le grand tournant

Un économiste né dans le premier tiers de ce siècle, et qui est toujours parmi nous, a écrit : « Je suis né quand il y avait 2 milliards d'êtres humains sur notre planète. Il y en aura 6 milliards le jour de ma mort. »

Illusion d'optique

A elle-même, qui s'en démoralise,et aux autres, qui ricanent ou s'apitoient, l'Afrique donne, en ce moment, une bien mauvaise image : on a l'impression que la guerre est partout, que les atrocités et le malheur frappent, au Nord comme au Sud, à l'Est comme à l'Ouest, que la paix et la sérénité ne sont nulle part. Dans les médias nationaux et internationaux, les hommes politiques, ou se disant tels, s'invectivent avec des arguments du type « ôte-toi de là que je m'y mette », ou, au contraire, « j'y suis, j'y reste ».

mardi 2 février 1999

Barbarie à Freetown

A tous les niveaux, les Africains ont tort de ne pas réagir, d'une manière visible et efficace, contre les responsables des actes barbares qui ont eu pour théâtre la Sierra Leone et, singulièrement, sa capitale, et contre les crimes de guerre qu'on continue d'y perpétrer.Ceux des dirigeants de la région qui ont armé et aidé la rébellion jouent aux apprentis sorciers. Ils avaient déjà pas mal de sang africain sur les mains ; ils en ont désormais beaucoup plus.

C'était la faute à ne pas commettre

Le roi Hussein de Jordanie est un homme très malade. Il n'est donc pas convenable d'en dire du mal. Mais c'est un chef d'État en exercice : de ses décisions, autonomes ou inspirées, dépend l'avenir de son pays et, dans une certaine mesure, de tout le Moyen-Orient.

Ces chiffres qui parlent

J'aime réfléchir, de temps à autre, à ce que j'appelle « les chiffres qui parlent », et j'aime bien les soumettre à mes lecteurs, pour leur édification.