Le nerf de la guerre
mardi 10 août 1999 :: Divers :: #501 :: rss :: lu 2487 fois
Et si les malheurs actuels de l'Afrique, en particulier la prolifération des foyers de guerre, venaient en bonne partie du fait que la nature l'a trop bien dotée ? Le sous-sol de beaucoup de pays africains ne recèle-t-il pas des ressources précieuses, recherchées par les pays développés et aisément transformables en dollars ? Et n'est-ce pas avec ces ressources faciles à exploiter que beaucoup de « chefs de guerre » paient les armes, les munitions et autres « quincailleries » qui leur permettent de guerroyer presque indéfiniment ?
Tout le monde le sait maintenant : c'est avec le diamant de l'Angola que Savimbi, chef de l'Unita, finance depuis deux décennies sa lutte armée pour la conquête du pouvoir. Et, en face de lui, c'est avec l'argent du pétrole que Dos Santos paye ses troupes : celles qui tiennent le front intérieur en résistant aux assauts de l'Unita et celles qui aident ses voisins des deux Congos à contenir leurs rebelles.
Le conflit du Congo-Brazzaville, qui tend lui aussi à devenir endémique, est bien évidemment financé par le pétrole et les pétroliers, ces derniers se croyant obligés de répartir les dollars - inégalement - entre les belligérants.
Quant aux rébellions qui ont transformé la République démocratique du Congo (RDC) en moribond, elles-mêmes et les forces qui les soutiennent se payent sur la bête : c'est le diamant de Mbuji-Mayi qui alimente aujourd'hui le nerf de la guerre... comme le diamant de Sierra Leone a permis, hier, que ce beau pays soit dévasté par la plus cruelle des guerres civiles africaines.
Richesses ou malédiction, le diamant et le pétrole africains favorisent donc les conflits armés. Mais, même lorsqu'ils n'en disposent pas, les mauvais dirigeants trouvent le moyen d'appauvrir davantage le plus pauvre des pays en le précipitant dans la guerre : coûteuse querelle de chefs en Guinée-Bissau ; sanglants affrontements entre l'Éthiopie et l'Érythrée.
Tout le monde le sait maintenant : c'est avec le diamant de l'Angola que Savimbi, chef de l'Unita, finance depuis deux décennies sa lutte armée pour la conquête du pouvoir. Et, en face de lui, c'est avec l'argent du pétrole que Dos Santos paye ses troupes : celles qui tiennent le front intérieur en résistant aux assauts de l'Unita et celles qui aident ses voisins des deux Congos à contenir leurs rebelles.
Le conflit du Congo-Brazzaville, qui tend lui aussi à devenir endémique, est bien évidemment financé par le pétrole et les pétroliers, ces derniers se croyant obligés de répartir les dollars - inégalement - entre les belligérants.
Quant aux rébellions qui ont transformé la République démocratique du Congo (RDC) en moribond, elles-mêmes et les forces qui les soutiennent se payent sur la bête : c'est le diamant de Mbuji-Mayi qui alimente aujourd'hui le nerf de la guerre... comme le diamant de Sierra Leone a permis, hier, que ce beau pays soit dévasté par la plus cruelle des guerres civiles africaines.
Richesses ou malédiction, le diamant et le pétrole africains favorisent donc les conflits armés. Mais, même lorsqu'ils n'en disposent pas, les mauvais dirigeants trouvent le moyen d'appauvrir davantage le plus pauvre des pays en le précipitant dans la guerre : coûteuse querelle de chefs en Guinée-Bissau ; sanglants affrontements entre l'Éthiopie et l'Érythrée.
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