mardi 30 mai 2000

Toute occupation a une (mauvaise) fin

L'équipée d'Israël au Liban, et son tumultueux dénouement qui se déroule sous nos yeux est du déjà-vu, un remake, la preuve que l'Histoire se répète, que les pays, leurs dirigeants en tout cas, renouvellent les erreurs des autres.

On ne gagne pas à exclure

Il y a seulement quatre mois, la Côte d'Ivoire était dans l'euphorie d'un nouveau pouvoir qui l'avait, sans coup férir, libérée d'un régime d'exclusion. D'essence militaire, ce nouveau pouvoir, le Comité national de salut public (CNSP), semblait vouloir rassembler les Ivoiriens, sans se soucier d'identifier leur « souche » ou leur appartenance religieuse.

mardi 23 mai 2000

L'orateur le plus éloquent

Le héros du jour est Alan Greenspan, président de la Federal Reserve Bank, la Banque centrale des États-Unis. Plus que tout autre, cet homme qui préside aux destinées de la monnaie américaine depuis 1987 - treize ans ! -, est, aux yeux de ses concitoyens, dont l'économie bat tous les records de durée dans la prospérité et le niveau d'enrichissement, la personnification du dollar triomphant.

Où il est question de testostérones

Vous savez que la grande bataille du XXIe siècle a toutes les chances d'être celle de la parité homme-femme. Certains vont jusqu'à prévoir que, dominé depuis que l'Humanité existe, le sexe dit faible va prendre sa revanche : nos enfants ou, au plus tard, les enfants de nos enfants vivront le début d'une ère où l'homme sera, à son tour, dominé par la femme...

Et ça recommence

Il y a tout juste cinq mois, la Côte d'Ivoire échappait de peu aux dérives de l'ivoirité, concept obscur inventé par quelques apprentis sorciers, au premier rang desquels le président de la République de l'époque lui-même. Le mérite en revient à une poignée de jeunes mutins qui se sont révoltés le 22 décembre, ont fait appel au général Robert Gueï le 23 et, avec lui, ont, en quelques heures et avec une étonnante facilité, chassé du pouvoir, le 24, les apôtres de l'ivoirité et du « j'y suis j'y reste ».

mardi 9 mai 2000

L'un trottine, l'autre clopine

Ce n'est pas un épilogue, seulement une issue provisoire et heureuse : la grève de la faim du journaliste tunisien Taoufik Ben Brik, qui a duré plus d'un mois et trouvé une grande résonance, s'est donc terminée, comme on pouvait le prévoir, à la vingt-troisième heure, par son départ pour la France. Il y a été accueilli hier jeudi comme le dissident qu'il est devenu ; avant lui, d'autres dissidents en rébellion contre d'autres pouvoirs ont trouvé, pendant un temps, un accueil semblable, plus ou moins chaleureux et libéral...

Sida : le grand tournant

L'information est sortie dimanche 30 avril, il y a une semaine : en quarante-huit heures, elle s'est retrouvée à la « une » de la plupart des publications du monde. C'est dire si les rédacteurs en chef des agences et des journaux l'ont jugée importante !