Trois semaines cruciales
mardi 8 août 2000 :: Divers :: #249 :: rss :: lu 856 fois
Traitant de la Côte d'Ivoire, nous avons titré, dans notre dernière livraison : « Le mois de tous les dangers » ; « En attendant l'affrontement final ».
S'il est observé, comme cela paraît désormais vraisemblable, le calendrier politique ivoirien entre, en effet, dans trois semaines décisives à l'intérieur desquelles se joue l'avenir du pays.
Dans les douze prochains jours, avant le 18 août, les candidats à l'élection présidentielle devront s'être déclarés, et l'on saura si le général Robert Gueï, actuel président, aura ou non reçu les indications qui l'inciteront à être candidat, si l'ancien chef de l'État Henri Konan Bédié veut et peut l'être.
Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo, eux, se sont déclarés depuis longtemps. Ils n'auront qu'à officialiser et à formaliser leur volonté de se présenter.
Le PDCI, qui fut la colonne vertébrale du pays, aura, lui, un ou plusieurs candidats. Ou bien se ralliera à l'un des prétendants et lui promettra ses votes.
Quinze jours plus tard - le 2 septembre 2000 -, deux semaines avant le premier tour (fixé au 17 septembre), « la Chambre constitutionnelle de la Cour suprême », à laquelle la Constitution a confié le soin de se prononcer sur la validité des candidatures, tranchera : les Ivoiriens auront alors sous les yeux la liste des candidats agréés à faire officiellement campagne et à solliciter les suffrages du corps électoral.
Idéalement, pour que l'élection soit calme et transparente, qu'elle soit représentative de l'ensemble de la nation et de son corps électoral, la liste devrait, à mon avis, inclure comme candidats principaux agréés : Bédié, Gueï, Gbagbo, Ouattara.
Au total, il reste donc trois semaines à la classe politique ivoirienne, aux amis de la Côte d'Ivoire (hommes et pays), à l'OUA pour chercher le modus vivendi qui permettra que l'élection se prépare dans le calme et se déroule dans la transparence.
Faut-il le rappeler ? L'élection présidentielle est le moyen de résoudre un problème, et non une occasion de le compliquer.
À l'issue du scrutin :
- les électeurs ivoiriens devront avoir eu la possibilité réelle de choisir, à la majorité des votants, en un ou deux tours, leur président, pour un premier mandat de cinq ans ;
- le président élu devra pouvoir dire qu'il est le président légitime de tous les Ivoiriens ; il devra être considéré comme tel en Côte d'Ivoire, et ailleurs.
Les Ivoiriens savent que leur avenir, celui de leur pays, voire de la région, dépendent de la manière dont se comporteront, dans les trois prochaines semaines, qui seront cruciales, tous ceux d'entre eux qui détiennent une parcelle de pouvoir ou de responsabilité.
Leurs amis se doivent de leur faire confiance, de les laisser régler leurs problèmes, en leur rappelant seulement cette loi de la vie en société : la passion est mauvaise conseillère.
D'ici à la fin du processus, Jeune Afrique/ L'intelligent continuera à s'informer pour informer. Mais, pour mieux contribuer au dialogue et à l'apaisement des esprits, traitera la question ivoirienne avec une nécessaire et salutaire distance.
S'il est observé, comme cela paraît désormais vraisemblable, le calendrier politique ivoirien entre, en effet, dans trois semaines décisives à l'intérieur desquelles se joue l'avenir du pays.
Dans les douze prochains jours, avant le 18 août, les candidats à l'élection présidentielle devront s'être déclarés, et l'on saura si le général Robert Gueï, actuel président, aura ou non reçu les indications qui l'inciteront à être candidat, si l'ancien chef de l'État Henri Konan Bédié veut et peut l'être.
Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo, eux, se sont déclarés depuis longtemps. Ils n'auront qu'à officialiser et à formaliser leur volonté de se présenter.
Le PDCI, qui fut la colonne vertébrale du pays, aura, lui, un ou plusieurs candidats. Ou bien se ralliera à l'un des prétendants et lui promettra ses votes.
Quinze jours plus tard - le 2 septembre 2000 -, deux semaines avant le premier tour (fixé au 17 septembre), « la Chambre constitutionnelle de la Cour suprême », à laquelle la Constitution a confié le soin de se prononcer sur la validité des candidatures, tranchera : les Ivoiriens auront alors sous les yeux la liste des candidats agréés à faire officiellement campagne et à solliciter les suffrages du corps électoral.
Idéalement, pour que l'élection soit calme et transparente, qu'elle soit représentative de l'ensemble de la nation et de son corps électoral, la liste devrait, à mon avis, inclure comme candidats principaux agréés : Bédié, Gueï, Gbagbo, Ouattara.
Au total, il reste donc trois semaines à la classe politique ivoirienne, aux amis de la Côte d'Ivoire (hommes et pays), à l'OUA pour chercher le modus vivendi qui permettra que l'élection se prépare dans le calme et se déroule dans la transparence.
Faut-il le rappeler ? L'élection présidentielle est le moyen de résoudre un problème, et non une occasion de le compliquer.
À l'issue du scrutin :
- les électeurs ivoiriens devront avoir eu la possibilité réelle de choisir, à la majorité des votants, en un ou deux tours, leur président, pour un premier mandat de cinq ans ;
- le président élu devra pouvoir dire qu'il est le président légitime de tous les Ivoiriens ; il devra être considéré comme tel en Côte d'Ivoire, et ailleurs.
Les Ivoiriens savent que leur avenir, celui de leur pays, voire de la région, dépendent de la manière dont se comporteront, dans les trois prochaines semaines, qui seront cruciales, tous ceux d'entre eux qui détiennent une parcelle de pouvoir ou de responsabilité.
Leurs amis se doivent de leur faire confiance, de les laisser régler leurs problèmes, en leur rappelant seulement cette loi de la vie en société : la passion est mauvaise conseillère.
D'ici à la fin du processus, Jeune Afrique/ L'intelligent continuera à s'informer pour informer. Mais, pour mieux contribuer au dialogue et à l'apaisement des esprits, traitera la question ivoirienne avec une nécessaire et salutaire distance.
Commentaires
Aucun commentaire pour le moment.
Ajouter un commentaire
Les commentaires pour ce billet sont fermés.