Vous voulez savoir ce que pèsent, auprès de Washington, tous les dirigeants arabes réunis, dont Hosni Moubarak (Égypte, 70 millions d'habitants), le prince héritier Abdallah (Arabie saoudite, de 6 à 8 millions de barils de pétrole par jour), Abdallah II de Jordanie, etc. ?
Chacun d'eux a demandé au président Bush d'intervenir auprès d'Ariel Sharon pour qu'il laisse le président de l'Autorité palestinienne quitter Ramallah, où l'armée israélienne le tient prisonnier depuis trois mois, pour représenter son pays au sommet de la Ligue arabe prévu à Beyrouth les 27 et 28 mars prochain.
Yasser Arafat a, de son côté, adressé à Washington la même supplique.
Aux uns et aux autres, la réponse américaine a été nette :
- Nous ne pouvons pas - traduisez, nous ne voulons pas - le faire. Et, surtout, si Arafat était autorisé à sortir de Palestine pour participer au sommet de Beyrouth, sachez que vous ne pourriez pas compter sur nous pour obtenir qu'il soit autorisé à retourner dans son pays !
Entendez : puissance occupante, Israël fait ce qu'il veut. Et Arafat purgera sa pénitence tant qu'il n'aura pas fait ce qu'Israël et nous lui demandons de faire.