Le très grand gagnant
lundi 25 mars 2002 :: Divers :: #33 :: rss :: lu 1551 fois
Nous vivons donc, depuis la fin du communisme, en 1990, dans l'orbite d'un système politique, économique et culturel qu'on a affublé du nom de mondialisation.
Comment le décrire ? Je le présenterai ainsi : le monde est un et les États-Unis en sont le grand manitou ; les biens, les services - et l'argent - circulent d'un pays et d'un continent à l'autre le plus librement possible. Mais pas les hommes, en tout cas pas du Sud vers le Nord, ni de l'Est vers l'Ouest.
Les plus riches et les plus forts se débrouillent mieux que les autres, mais ces derniers peuvent parfois récolter de grosses miettes...
Ce système, duquel l'égalité des chances est totalement absente, suscite beaucoup d'hostilité. Les anti-mondialistes veulent le corriger, mais n'en proposent pas un autre pour le remplacer, d'où « la fin de l'Histoire » chère à Francis Fukuyama.
Entre partisans et adversaires de la mondialisation, le débat reste ouvert. Je veux y contribuer en attirant l'attention sur ce fait : dix ans seulement après son instauration, elle a pour très grand gagnant le pays qui l'a inventée et imposée : les États-Unis.
Jugez-en :
- L'année dernière, les entreprises américaines ont « rentré » 134 milliards de dollars de bénéfices provenant de leurs filiales implantées hors des États-Unis ; en 1990, ce chiffre était de 58 milliards seulement.
- Par rapport aux deux autres grandes économies mondiales - l'Europe des Quinze et le Japon -, les États-Unis ont amélioré leur part dans la production mondiale de 4 %.
- En 2000, les États-Unis ont attiré... 64 % du flux mondial de capitaux, contre 20 % en 1990...
La litanie de profits que les États-Unis tirent de la mondialisation remplirait des pages et montre que la mondialisation enrichit les riches, beaucoup et vite, mais sans appauvrir (tous) les pauvres.
Le graphique ci-dessous confirme que la mondialisation n'a pour l'heure qu'un seul très grand gagnant.
Comment le décrire ? Je le présenterai ainsi : le monde est un et les États-Unis en sont le grand manitou ; les biens, les services - et l'argent - circulent d'un pays et d'un continent à l'autre le plus librement possible. Mais pas les hommes, en tout cas pas du Sud vers le Nord, ni de l'Est vers l'Ouest.
Les plus riches et les plus forts se débrouillent mieux que les autres, mais ces derniers peuvent parfois récolter de grosses miettes...
Ce système, duquel l'égalité des chances est totalement absente, suscite beaucoup d'hostilité. Les anti-mondialistes veulent le corriger, mais n'en proposent pas un autre pour le remplacer, d'où « la fin de l'Histoire » chère à Francis Fukuyama.
Entre partisans et adversaires de la mondialisation, le débat reste ouvert. Je veux y contribuer en attirant l'attention sur ce fait : dix ans seulement après son instauration, elle a pour très grand gagnant le pays qui l'a inventée et imposée : les États-Unis.
Jugez-en :
- L'année dernière, les entreprises américaines ont « rentré » 134 milliards de dollars de bénéfices provenant de leurs filiales implantées hors des États-Unis ; en 1990, ce chiffre était de 58 milliards seulement.
- Par rapport aux deux autres grandes économies mondiales - l'Europe des Quinze et le Japon -, les États-Unis ont amélioré leur part dans la production mondiale de 4 %.
- En 2000, les États-Unis ont attiré... 64 % du flux mondial de capitaux, contre 20 % en 1990...
La litanie de profits que les États-Unis tirent de la mondialisation remplirait des pages et montre que la mondialisation enrichit les riches, beaucoup et vite, mais sans appauvrir (tous) les pauvres.
Le graphique ci-dessous confirme que la mondialisation n'a pour l'heure qu'un seul très grand gagnant.
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