dimanche 11 mai 2003

Dans la cour des grands

Ceux d'entre nous qui suivent les affaires internationales ont été décontenancés par le choix stratégique fait par José María Aznar, président du gouvernement espagnol. Pourquoi cet homme ambitieux mais raisonnable a-t-il décidé, au début de cette année, de braver la grande majorité de ses concitoyens (et des Européens), de mettre en danger les intérêts électoraux de son parti, sa propre réputation et même son avenir politique (il n'a que 50 ans) pour soutenir, sans réserve ni état d'âme apparent, l'invasion - illégale - de l'Irak par les États-Unis (et la Grande-Bretagne) ?

L'ami américain

Un ami, en qui j'ai une grande confiance, m'a téléphoné longuement hier de Washington. À son initiative ou à la mienne, nous nous parlons régulièrement pour échanger informations et commentaires sur les questions brûlantes du moment.