Tous les regards étaient et sont encore fixés sur la Côte d’Ivoire, dont nous aurions tant voulu recevoir de bonnes nouvelles.
Je n’aime pas faire la morale et regrette donc d’avoir à écrire que le spectacle donné cette semaine par une faction d’hommes politiques ivoiriens est à la fois affligeant et dangereux.
On a beau l’avoir prévu et s’y être préparé, on enrage de voir des dirigeants politiques perdre autant de temps et d’énergie, gaspiller tant de prestige – le leur, mais aussi le nôtre – en chamailleries postélectorales.
À de rares exceptions près – dont celle, mémorable, d’Abdou Diouf, en 2000 –, ceux d’entre eux qui se sont assis dans le fauteuil présidentiel ne parviennent pas à s’en détacher, ne se résignent pas à s’en éloigner.
Angoissés à l’idée de ne plus disposer de leurs privilèges, ayant depuis longtemps perdu le sens de l’intérêt général, leurs entourages et leurs familles les incitent – parfois les obligent – à s’accrocher au pouvoir, à pratiquer la fuite en avant.
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