Tout au long des dernières semaines, notre attention a été accaparée par une actualité haletante, désordonnée, pleine de bruit, de fureur – et de promesses. Elle a surgi en Tunisie à la mi-décembre 2010, comme on le sait, et s’est propagée ensuite, telle une traînée de poudre, en Égypte, en Libye et au-delà : Yémen, Bahreïn, Syrie… Ce soulèvement populaire contre les dictatures répond désormais au doux nom de « printemps arabe » ; les Anglo-Saxons l’ont baptisé, eux, « réveil arabe »…

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